Présentation

Voyageur internaute, c'est à toi que je m'adresse,
nomade virtuel, sédentaire réel, trouve refuge si tu le désires
dans cette esquisse de mots,
pèle-mêles écrits, insensés, fous, ou aliénés,
si tu y trouves un sens, hâte toi d'en lire plus,
si tu n'accroches pas, poursuis ta route, et ne t'arrête pas.

Bonne lecture, bon voyage, et qui sait, peut être à bientôt.

Lüne.

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:19 AM

Edited on Monday, 17 August 2009 at 4:43 AM

Le Je(u).


On se joue, contre-joue
On se perds, en vers et contre tout.
Les pions sont fatigués, les fous rient
et ces dames de la nuit chantonnent cette douleur.
Dans ce grand jeu, ils s'y mettent tous
reines et rois, bornes et milles
L'ivresse de voir tant de manèges
envoie de force brute un malsain ménage
tout se transforme, ici s'agitent
sourires étranges, inquiétante partie
on chavire, on se perds, mais il n'y a plus de jeu
et il est bien trop tard, lorsqu'on ouvre les yeux
qu'au milieu de nulle part, personne n'est heureux.
La partie est perdue, seulement sans balance
pas de gagnant, simplement l'oubli
le regne douloureux et les sourires sans joie
les pleurs sans tristesse lorsque ce jeu se noie.
On se joue, contre-joue
On se perds, en vers et contre tout.
tout est perdu, Rien a gagné
Effroi, et chaud,
il ne reste plus que moi
et l'illusion d'un dessein sans destin.

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 1:58 PM

Triste destin



Nous en étions au jeu perdu
La fin de cette triste bataille
Le début des illusions, sur fond de peine
Perdue, elle aussi.
Une âme, unie, du vert dans les yeux.
Un projet, une vie, une entité.
Et un futur rêvé.
Il s'en est fallu de rien, d'un jour, d'un regard ou d'une larme
pour que se divise cet unité
chacun de leur côté, deux corps, deux âmes
une couleur d'yeux pourtant.
Deux projets, deux vies, deux entité
Et un futur assassiné.

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:33 PM

Edited on Monday, 17 August 2009 at 6:49 PM

Le Portail


Et tu me regardes, derrière ce portail
Tout prend son sens
Le portail, les barreaux, une main tendue,
la clé est partie en voyage.
Les graviers sous mes pieds se rient de tout ça
ta main, mon ombre, et l'affut des étoiles
il ne reste que les yeux,
pour ne rien dire de mieux.
Metal rouillé, métal ardent, métal hurlant
c'est ce symbole qui gît entre nous.
Je me retourne, tu m'appelles,
tu te retourne, je t'appelle,
rien ne peut perturber ce morose vacarme
Alors, lumière, reviendras-tu ?
Pourrais-je attraper ta main ?
Et les graviers rient de plus belle,
les étoiles, la porte et le silence.
La clé a occulté son chemin
On se retrouvera
Et tu me le promets
Derrière ces barreaux, ou rient les graviers.

# Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 4:32 AM

Le Mensonge


L'homme, en songe
Défait ses limites
Chasse ses démons
Ou attise ses peurs
Dans l'homme en songe,
le songe est roi
le second devient un, le premier laisse sa place
que deviens le songe ?
L'homme en songe
le mensonge.
Sans le songe, le mens n'est rien
Sans le mens, le songe existe
l'homme mens, et l'on mens l'homme
alors le mensonge devient rêve
le rêve réalité
la réalité insatisfaite
et redevient mensonge.
L'ascension vers le faux, est discernée du vrai
pour chaque entité, sa balance se doit d'être
le faux devient vrai, le vrai devient faux
et le passé n'existe plus.

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:44 AM

Le Saule Pleureur

Ici, là bas ou ailleurs
Le saule pleureur a séché ses larmes de sève
Le soleil est parti faire fortune sur un pan bien trop caché de l'inconnu
et tu te tiens solidement à ce mirage d'années, cette mire.
Un interlude d'avenir te caresse le visage, aussi invisible soit il
tu n'y prêtes pas attention. Le soleil n'est toujours pas là.
Qui est-elle alors, celle qui le remplace, une Soleille ?
Au loin, c'est toujours plus près d'un autre.
Et tout se cache, et tout revient.
Et tous les mots, et toutes les flammes
Égorgés par ce sillage d'argent qui scinde cette peau
Madame Soleille, qui êtes-vous ?
Le saule pleureur ne feint pas à sa nature
Le seigneur des larmes ne dit mot
De marbre ou de plomb, ou d'orage peut être.
C'est ce soir, peut être demain
Et je pleure, mais ne dit mot.
Le saule pleureur est caché, l'inconnu a préféré briller sous les feux
Et les feux se sont tus, comme ces larmes, des larmes de sang,
des lames d'espoir, des âmes perdues...

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:33 AM

La Panthère et le miroir



Féine, discrète et sinistre
La panthère déscend de son arbre mort
Sa proie, dans le calme du soir est inpalpable
abstraite, brumeuse, mais existe.
Cet animal, de feu comme de glace, au coeur perdu
Cherche son authentique. Sa réalité, son miroir d'élégance
Depuis lequel elle verra, telle qu'est faite la nature
L'inénarrable réalité. De son sens, des mots, de sa carure
son élégance, se dégage une longue plainte.
Elle n'a toujours pas trouvé.
Cherhe-t-elle vraiment ? Le miroir a dit oui.
Le miroir ne ment pas.
Panthère aux yeux doux, de ta noirceur brillante
Je t'en conjure, reste là, observe, et enfin cette brume
Ne fera qu'une avec toi.
Cette brume légère, douce et apaisante
Celle que tu attends, celle qui est là,
juste là
celle qui arrive...
Chut... je la vois...

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 6:06 PM

Le Marché


La foule se presse impunément
nous serons les premiers, nous serons ces milliers
Le marché bat son plein
les maîtres et les esclaves
les vendeurs et les acheteurs
et des âmes errantes
cherchent leur bonheur.
croiser un regard, piétiner une chaussure
toucher une main,
caresser le même air, que ces milliers d'errants
comme la poussière, tout part et tout revient
dans les mains des maîtres, sous les pieds des esclaves
dissocier l'indissociable, le profit bat son plein
et cette poussière torride marque le feu du gain
ce gain tant espéré s'estompe
le marché bat son plein
les âmes sont rassasiées
le marché s'essoufle
la poussière aussi
le calme bat son plein.

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:47 AM

Les rochers


L'instinct a perdu de son panache,
et au bord de cette rivière, les rochers le savent bien
La roche sais tout, tout ce que l'on oublie
et qui s'en va avec la rivière.
Une once de chaleur s'émane de cette couleur
Je ne connais pas cette couleur, je ne l'ai jamais vue
L'arc-en-ciel a menti, on ne connait pas tout.
Mais cet arc acéré aux flèches célestes, ce lest zélé offre le chemin
Illusion que de l'atteindre, mais qu'advient-il si l'on s'enfuit ?
Ou partir? Ou aller ?
D'ou revenir ? Ce nuage est immense, on y voit à travers.
Alors comment savoir, le beau, là haut, nargue l'envers dû des corps.
Un décor sans tain, dépeint par lui même comme infini
Cet infini
Les jardins du ciel, les étoiles de la mer
et dans chaque souffle se cache une sombre
Et ce n'est que sombres et que couleurs, qui tracent cette volute
Elle m'impressionne, cette image, elle bouge, elle se meut,
et comme si c'était vrai, comme si c'était faux,
c'est l'illusion qui mène à la roche.
Et la roche sait tout.
Seulement celle de la rivière...

# Posted on Monday, 17 August 2009 at 4:40 AM

Le Scandale



Humain, lorsqu'il ne te reste que ton squelette
pour contempler ta faiblesse
et tes yeux
pour pleurer ta tristesse
ose continuer
ose t'offusquer
fascine toi pour cette ardeur
cette passion qui t'anime
du scandale infini
au moindre mot, au moindre geste
tu te délectes de te brimer
de te retourner
sans te voir, sans te juger,
et en te promettant que même si tu as tort
ta raison l'emportera toujours
au profit de ta pauvre carcasse
qui râle son égo par amour
et son scandale pour toujours.
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# Posted on Tuesday, 18 August 2009 at 10:33 AM